SPACE MARINES WARS

Publié le par Fanfreman

 

On leur avait dit que cette mission était du suicide, ils avaient acceptés. On leur avait dit qu'ils allaient crever, ils avaient acceptés. On leur avait dit qu'ils seraient mal payés, ils avaient répondus qu'ils s'en foutaient, qu'ils était fiers de leur patrie et que ça suffisait largement. Ces six hommes pouvaient réussir n'importe quoi ; ils n'étaient même plus des hommes, mais des dieux, des machines de guerres, capable de tuer tout ce qui bouge, de réduire en charpie le plus insignifiant moucheron, d'effacer à tout jamais de la carte des villes rien qu'en écartant leurs sphinctères. Si eux n'étaient pas capable d'effectuer cette mission, personne ne le pourrait jamais, et le gouvernement en était conscient. C'est pour ça qu'en désespoir de cause, il décida d'envoyer ces sur-hommes là et non pas des hommes normaux, au risque qu'ils meurent et que tout soit perdu.

 

Ils avaient fait leurs paquetages, emballés leurs M-16, leurs AK-47, leurs Strüdinger 43 et leur grenades Masterton. Ils n'avaient pas dit adieux à leurs femmes car ils n'en avaient pas, leur coeur étant voué à leur patrie, leur devoir et leur mission de tuer pour la liberté et le monde. Ces héros méconnus, qui avaient couvert toutes les guerres, de la première à la dernière, tout les conflits, du plus méconnu à celui contre des villages atteints d'Ebola, qui couraient devant la première ligne sans se soucier des balles, même devant les journalistes de guerre, qu'ils tuaient si ils les dépassaient, embarquèrent dans un avion transporteur furtif ZXK-4378-T. Après un planning de route minutieusement préparé, Steve, Kevin, John, Bob, Jack et Georges sautèrrent dans la jungle impénétrable, leur paquetage sur le deux et laissant derrière eux famille, amis et la terre de leurs ancêtres.

 

La jungle, leur pire enemie et leur plus somptueuse maitresse. Derrière chacune de ces lianes pouvait se cacher un enemi, fin comme un homosexuel, et les tuer d'un coup, mais ils avaient l'oeil du cougar et la vie dure comme des mauvaises herbes. Les premières journées se passèrent sans évenements, marchant toute la journée, s'arrêtant pour manger des animaux crus et boire des packs de testostérone, puis reprennant la route toute la nuit, infatiguables, et la lune se teintait de sang sur leur passage.

 

Kevin s'adossa à un arbre puis s'alluma une clope. "Saleté de mission, j'me d'mande clairement comment ils ont fait pour en arriver là"

-Ouais, clair, laisser des noirs et des jaunes ensembles, ça donne toujours une couleur merdeuse et une situation de merde, répondit Georges, l'expert en situations politique.

-Sûr, mais quand même. Heureusement qu'on est des pros, et que l'esprit des Space Marines est avec nous, sinon c'est clair qu'arrivé à l'objectif, on va se faire griller comme des bites de pédés sous un briquet.

Les fourrés s'ébrouèrent, et subitement en jaillit un mouton.

-Merde, clair que c'est un mouton, lança la voix de Bob.

-Oui, répondit le mouton.

-Mais qu'est-ce que vous attendez pour le buter, ce salopard de fils de pute chamelle, brailla Steve de sa voix grave et autoritaire, mais parfaitement maître de lui.

-Un peu, fit entendre pour toute réponse le mouton.

Puis leur instinct repris le dessus, les braves Space Marines devinrent des bêtes aux gestes rapides et fluides, tellements répétés qu'ils étaient habituels, et d'un geste commun ils dégainèrent leurs Gatlings 6540 à balles de 15 millimètres, puis ouvrirent le feu sur l'individu hostile.

Le lourd et pesant silence de la jungle fut brisé par un coup de tonerre. Les oiseaux s'envolèrent sur mille kilomètres à la ronde. La mort venait de faire son office, laissant derrière elle un méchoui enculé d'un million de balles, qui ressemblait à une bouillie d'ennemi.

 

Dans l'autre camp, Nathan A regardait ses hommes. Nathan A, une crevure de la pire espèce. Ancien nègre, il avait amputé son nom de Amabamboula pour qu'il ne reste plus que A, d'un simple coup de dents. Il avait saigné à blancs des centaines de grabataires inutiles pour changer son sang d'esclave contre un sang de maître. Décoré d'une quantité incomensurables de médailes, quand il les portait toutes on ne pouvait plus le voir dessous, et le FBI savait qu'il avait tenu à bout de bras les premières bombes atomiques pour être sur qu'elles fassent bien leur oeuvre de pacification, et qu'ensuite il avait tué toutes les personnes sur un rayon de cent kilomètre autour des cratères, pour que les citrons aient peur de la Mère Patrie. Et le voilà qui était entrain de supervisé l'entrainement de leur unité la plus d'élite, tapottant son FAMAS. N'allez pas croire que cet homme, qui est allé jusqu'à expier sa negritude trahissant, non. Il le faisait pour que la Guerre, avec un grand g, continue d'exister, et à chaque fois qu'il y songeait se produisait un moment d'extase, pensant aux drapeaux flottants de son pays spirituel natal. Mais aujourd'hui, il était soucieux. Il laissa tomber son cigarre qu'il écrasa sous sa lourde rangers et regarda au loin. Les guerriers sentent la mort venir, et il la sentait, tout proche.

 

Steve, Kevin, John, Bob, Jack et Georges arrivèrent en vue du camp à l'horraire prévu, à la seconde près. Et comme prévu, le camp du corps d'élite était endormi. Les Renseignements Généraux avaient repéré le camion de saké qui le ravitaillait et avait remplacé ce brevage de merde par de la bonne Bud auxquels les citrons ne pouvaient pas résister. Avec leurs corps difformes et jaunes, jamais ils n'auraient pu combattre une vraie boisson et donc ne pouvaient que s'effondrer par terre, ivres morts pendant leurs rituels à la con. Le reste du travail était un jeu d'enfant pour nos professionels ; il leur suffisait de mettre le canon de leur M-16 dans ces culs dégueulasses pour s'en servir de silencieux, et d'appuyer sur la détente pour que la balle calibrée remonte dans leur colonne vertebrale, rebondisse sur leur crâne et leur explose les couilles. Le tir était dur, mais jamais ils ne faillirent, et en un rien de temps le sol devenait pur. Ces abhérations ne pouvaient plus se comporter comme des animaux, mais en échange ils étaient morts. Et ainsi, l'unité citrone la plus d'élite fut amputé de la moitié de son effectif, alors que par pitié ils en laissèrent vivre la moitié, pour finir par se griller des clopes et des marshmallow dans le feu au milieu du camp.

 

Dans l'ombre, deux yeux attendaient ...

 

Nathan A avait senti l'odeur provenant du camion, et pour une fois il n'avait pas eu la nausée devant ce jus de grain de riz. Il se permit même le luxe de sourire doucement, même si il avait clairement lu le jeu de ses adversaire. Il savait qu'il fallait faire et guetter, comme un prédateur. Le prédateur est la chose la plus grande qui court dans la nature et il attendait toujours son heure. Ca n'est qu'à ce moment-là qu'il jaillirait, vif comme un lynx, fort comme un de ces coups de poings dans la gueule qui vous fait claquer les os.

 

Finalement, l'aube se leva et les champs sudistes s'appaisairent. "Ils ne savent pas ce qui les attend" se disait. C'est vrai, ils ne savaient pas ; ils n'étaient pas là pour savoir, mais pour tuer, simplement. Si ils avaient su, ils n'auraient pas pu tuer, car ils n'auraient plus été les têtes brûlées qu'ils sont, seul rempart de la civilisation contre le reste. Si ils avaient su qu'à l'aube, ces sales jaunes vendaient leur âme à satan avec leurs rites barbares d'ancêtres et que même sans couilles ils pouvaient combattre.

 

L'aube, l'heure de Natan A. Tout se passa plus vite que l'oeil humain ne pourrait le percevoir et Steve, Kevin, John, Bob, Jack et Georges se retrouvèrent ligotés à des totems à pointes sans rien pouvoir faire. On ne plaisante pas avec ça. Nathan A sorti des fourrés et les regarda, l'air narquois. "hahaha, c'est donc ça cette fameuse unitée d'élite de mon cul ? Il manque plus que les petites jupettes et vous seriez belles"

-Ta gueule fils de pute, répondit Steve

-Fils de pute suceuse de bites, rajouta Kevin

-Suceuse de bites de femmes, renchérit John

-De femmes noirs, apposa Bob

-De noir pédés, surmonta Jack

-De pédé en jupettes, conclua Georges

 

Même devant la mort, ils restaient imperturbables et unis, sans peur ni haine mais avec juste le devoir. Mais cela ne démonta pas Nathan A, qui dégaina son FAMAS pour loger directement une belle dans la tête à Steve le chef, pile entre les deux yeux. Steve sourit doucement alors que la balle s'écrasa sur ses lunettes du comandement et ne broncha pas. "Bon, ça suffit les blagues, bandes de pénis rétrecis, vous allez comprendre votre douleur. Enterrez-les vivants !" aboya Nathan A. Le reste des sous-humains en vie et les esprits de leurs ancêtres allèrent chercher des pelles, reconnaissant la voix du chef, puis commencèrent à frapper sur Steve, Kevin, John, Bob, Jack et Georges du plat de leur instrument, afin de les faire rentrer dans le seul. Pendant l'opération pas un seul ne lâcha un cri, et les seuls bruits qui furent émis par leur corps fut des bruyants pets sur les gueules plates de jaunes, à défaut de pouvoir leur pisser dessus.

 

Et à peine le dernier coup de pelle asséné pour les enterrer vivant, l'enfer se déchaina, tombant du ciel comme une punition divine afin d'apporter la destruction et la liberté du bien. Les jaunes, leurs ancêtres, Nathan A et tout le pays entier fut transformé en molécules de plasma par le rayon céleste, venu du satellite de Normann.

 

Normann, l'homme qui n'avait pas de muscles mais que Steve, Kevin, John, Bob, Jack et Georges avaient acceptés comme un frère. Normann, celui qui vivait la guerre en symbiose avec eux, du haut de son lock-on, son satellite suborbital. Ils avaient tout prévus, et savait que Nathan A avait enterré sa négritude, et que donc par honte il essayerait de les enterrer eux aussi, et à quel moment. Ils avaient tout prévu et étaient prêts à tout au moment de partir. Et ils avaient vaincus avant de commencer, et étaient encore vainqueurs lorsqu'ils sortirent de leurs tombes vivantes. Chacun d'eux huma l'air pour sentir l'odeur de cette chair enemie brûlée, l'odeur de cette forêt vitrifiée, cette odeur qui est l'odeur de la victoire. Car à la fin, ça n'est pas l'argent ni le combat qui les fait vivre, mais la victoire.

 

 

FIN

Publié dans HISTOIRES

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