HOMMAGE AUX SNUFF MOVIES ET à LEURS RéALS

Publié le par Fanfreman

KubrickPar le présent article je tiens non seulement à rendre hommage à des réalisateurs mais aussi à un genre du cinéma très nettement sous représenté alors qu'au même titre que de nombreux sous genre il présente un intérêt certain.

 

C'est par le biais du cinéma de Renoir qu'André Bazin interroge le réalisme filmique lié à la notion de profondeur de champ et ses degrés creusant l'image. L'œil cyclopéen de l'objectif transforme la matière tridimensionnelle donnée in situ et la colle en un conglomérat de cristaux d'argent figés pour l'éternité dans la fenêtre sur le monde du photogramme, résumant le monde dans des limites fixes à un amoncellement de points impressionnistes dans la plus pure tradition d'un Claude Monet.

Du pointillisme de Seurat à l'arroseur arrosé des Lumières il n'y a qu'un pas qu'à la manière d'Armstrong posant le pied sur la lune et y pétant un coup le cinématographe exécute d'un pas dansant qui couve les prémisse d'une révolution au sens premier, la re-évolution, le cycle, le retour à la base par un voyage circulaire qui annonce le commencement par la fin et dont la fin n'est que le commencement.
Avec image-temps et image-mouvement, Gilles Deleuze nous abreuve de toute la complexité savante qui conçoit l'abécédaire même du langage filmique, abécédaire constitutif d'un panel d'amalgames que la pie que pont. Car avant le A se trouve l'oméga, qui d'après l'apparat du corps veule se meut sciemment dans la mouise.

 

On pourrait croire que cela fait sens, mais en réalité ce n'est que du verbiage de pseudo-intello-pédant nombrilosto-m'as-tu-vuïste merdique et dénué de pratique. Après en avoir soupé de tous ces chieurs à la Frédéric Sabouraud ou Gérard Leblanc je me permet d'éviter de poursuivre dans la pédanterie crasse et en reviens à nos fiers moutons sur la thématique du jour.

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C'est donc en toute pédanterie que nous saluerons ici, comme l'ont fait d'autres gros fumistes en évoquant en leur temps la pornographie puis le film de famille (pour ne pas juste avouer qu'il voulaient se branler ou parler de nimp en sirotant du pulco citron avec des bourses d'écriture), le travail exécuté par nos chers réalisateurs de snuff movies.
Alors le snuff bien sur, qu'est-c'que c'est … comme chacun sait il s'agit de ces films présentant des mises à mort réelles, concept qui en son temps fut vulgarisé par le sympathique film "8mm". Le « vrai » snuff, si tant est qu'il y en ai un vrai, n'est pas, dans l'hypothèse, un simple compte rendu filmique d'une mort filmée par accident ou au détour d'un reportage malheureux, non … il s'agit en effet d'un film "mettant en scène" la mort et réalisé de manière préméditée, comme un vrai film en somme et contre rémunération. C'est le cinéma porté au rang de crime en cela qu'il use de son concept pour tuer, il ne fait pas que se montrer bêtement voyeur quand l'occasion se présente.

aph 6 A la sortie de 8mm nombreux étaient les ahuris qui prétendaient en faisant rouler de gros yeux que les snuffs existaient bel et bien et appuyaient parfois mêmes leurs infâmes propos en allant jusqu'à prétendre dans leur grande mythomanie en avoir vu eux mêmes (tout cela parce qu'ils avaient vu quelques fakes sur des sites imbéciles). Or jusqu'à nouvel ordre on ne trouve comme snuff que des mises à mort d'animaux comme ce fut le cas dans le célèbre « cannibal holocaust » de Ruggero Deodato et quelques autres nanars du même acabit bien que l'on compte aussi parmis ces derniers et n'en déplaise à certains des films comme « le monde du silence » du commandant Cousteau (si si).
Alors Jacques Cousteau comme réalisateur de snuff ça doit en foutre plus d'un sur le cul, mais si la catégorie « snuff animal » compte réellement, le petit jacou encapuchoné de rouge dote son film d'une scène de massacre gratuit de requins rien que pour vos yeux et qui en réjouiraient plus d'un écolo-pipi-caca-popo de nos jours … palme d'or les gars ! Qu'on se le dise !

 

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                                                                                    "Grrrr FUCK THE WORLD"

 

 

1282839 medMais bon, mes chers amis le snuff ce n'est pas ça. Internet grouille en effet de snuffs involontaires, bien qu'à l'occasion certains le paraissent un peu moins. Il y a aussi la nuance des violences opérées sur des personnes mais qui ne mènent pas à la mort quand bien même elles iraient très loin, parfois même jusqu'à la mutilation, faut-il appeler cela du snuff ? A priori non, tout comme il est difficile de nommer snuff le meurtre perpétré par des animaux ou entre animaux. Toujours est-il qu'une sorte de porno bizarre, mis en scène avec des nanas qui se font hacher menues pour le bon plaisir d'un mécène taré qui allonge les thunes pour sa lubbie sadique, jusqu'à preuve du contraire ça ne court pas les rues.

 


C'est là qu'entrent en scène nos braves réalisateurs mal aimés. Alors comme le cinoche à grand spectacle possède ses Shaw Brothers ou Warner Bros, je vous présente « The Dnepropetrovsk Maniacs », un groupe de 3 péteux de 19 ans impliqués dans une longue tuerie filmée en Ukraine dont le seul film diffusé au grand public est distribué online sous le doux titre de « 3 guys 1 hammer ».
Suprunyuck_roadside.jpgOeuvre majeure où les 3 jeunes fachos débiloïds écrabouillent à coups de marteau la trombine d'un malheureux piégé au hasard sur une route de campagne avant de lui donner des coups de tournevis dans les yeux et le bide en le laissant gentiment clamser en bord de route.
Le film qui a filtré est au départ un cas parmi un tas d'autres, la série de meurtre des trois jeunes gugus à la jackass comptant pas moins de dizaines de crimes.
Le comble dans tout cela c'est qu'ils doivent purger une peine bien sympa me semble-t-il … genre ils pourront ressortir bientôt et proposer des suites … affaire à suivre donc et pensez-y si de passage en Ukraine vous souhaitez faire un peu de figu sur un court.

Ayant jusqu'à nouvel ordre décroché la palme de « vidéo la plus dégueux du net » 3 guys 1 hammer réalisé avec l'intention pure et simple de tuer pour le plaisir est vraisemblablement ce qui se rapproche le plus d'un snuff bien que comme tous les exemples qui vont suivre il ne s'agisse PAS d'une commande … or dans le principe putasse du cinéma, le snuff ne serait vraiment snuff que s'il pouvait faire l'objet d'une exploitation commerciale, c'est le principe même d'une industrie qui hante ce concept. Mais bon, là je parle presque comme Deleuze, ça commence à faire braire.

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Au rayon des jeunes réalisateurs qui étaient plein d'avenir mais ne le sont plus, on trouve le dépeceur de Montréal qui en plus d'une vidéo brillante nous offre un nombre incalculable de portraits terrifiants de sa grosse tête de pine d'huitre.

Sa vidéo le montre en prise avec son interlocuteur sodomythologique qu'il a gentiment dragouillé pour l'amener à rigoler un bon coup dans un petit jeu doucement sado-maso qui part un petit peu loin pour son copinou que la tête de con du tueur n'avait visiblement pas alerté. On le découvre alors lui tranchant la tête puis les membres avant de défourailler le fion de son tronc à grands coups du bistouri en viande micropénien qu'il possède entre ses cuissots jambières, le tout dans un cadre confus, pas très érogène. 979107Il tranche également un bout de fesse sur son camarade dépiauté comme un crash dummy … le plus surprenant dans cette œuvre majeure demeure néanmoins son manque d'impact tant on aimerait lui demander de mettre « plus de sang » ou de choisir de meilleurs cadres, en particulier lors de la sodomie (21) où il aurait quand même pu filmer ses grosses couilles se balotant au cul du tronc dont les couilles auraient aussi pu être fièrement montrées en train de s'agiter au vent. Tout cela semble presque fake, comme s'il n'avait fait que s'attaquer à un bout de bidoche, alors à qui faut-il attribuer la mauvaise note ? Son talent de réalisateur ou « le réel » lui même, fort peu convaincant comparé aux films d'horreur.
Alors qu'il partait tourner à Berlin notre ami le dépeceur s'est fait arrêter par les keufs … too bad encore une carrière qui s'achève et un talent en devenir qui termine en pature à la douche et sa savonette démoniaque.

 

Maintenant venons en quand même à un petit français ! COCORICO ! J'ai nommé Mohamed Merah ! Brave réalisateur franchouille d'origine algérienne, réalisateur engagé dans la cause religieuse tout comme engagé dans les causes non moins glorieuses des abrutis et des antisémites, il avait décidé de livrer quelques films « coup d'poing » pour rappeler à qui voulait l'entendre (si ça existe) que "NON NON, LE NAZISME N'EST PAS MORT" en dézinguant un prof et des enfants devant une école juive en leur grognant dessus « prends ça salope salope salope, sale juif ».

On colle forcément une mention spéciale quand la victime choisie est une petite fille toute innocente qui a rien demandé à personne et qui après avoir regardé des dessins animé en mangeant des tartines se fait exploser la tronche de manière impitoyable par un taré qui tente ensuite de diffuser le tout ONLINE comme si y avait de quoi être fier … et qui, comble du comble, n'y arrive pas ! MULTI-FAIL ! On reconnait bien le franchouillard et son savoir-faire technique de haut vol là y a pas de doute !

Monsieur Merah … voyons … un peu d'application je vous prie. Ha j'oubliais, vous êtes décédé ! Oopsie doopsie ! Je passe le mot au frangin toujours vivant et qui a l'air encore plus con !

 

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                                                                               Un putain de thon en puissance

 

Il avait pourtant bien commencé, dézinguant des militaires volant en train de se faire « un kiff » en plein ciel, on pouvait applaudir ce jeu de tir au pigeons sur des gus dont le métier, faut-il le rappeler, est quand meme en théorie de se faire tirer dessus, dommage que la pratique n'ai pas suivie, qu'avaient-ils appris ces gros baltringues ?

Alors moi je dis « très bien », ils voulaient de l'action et étaient payés pour ça, ils ont fait leur boulot, encore une pincée de gugus qui ne pourront plus nommer les modèles des tanks et parler du recul des armes qu'on voit dans les films de Steven Seagal … c'est bien dommage.

 

La fin de carrière de Merah aura été plus douteuse, après avoir donné un grand prétexte à un revirement de campagne complètement raciste et anti-islamique dans l'entre deux tour de la présidentiel de 2012, il avait organisé le tournage d'un grand film d'action dans son jardin avec pour comédiens la grosse bande de bras cassés du RAID dont on a découvert depuis qu'ils sont en effet en permanence complètement RAID (d'où le nom de leur unité) et il a été assassiné indirectement par Claude Guéant … ce qui est quand même une putain de maxi honte quoi qu'on en dise et même en prenant ça au 700eme degré.

 

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                              Comme dans GTA, on envoi 40 000 pignoufs pour 1 baltringue planqué dans un 9m²

 

Le RAID souhaitant faire chier Merah lui a offert une nuit entière la surboum de sa vie en prétendant mener des pourparlers … une belle intox quand en réalité ils n'ont fait que jouer toute la soirée au basket à flashbang avec les fenêtres de son appart, en diffusant de la techno ultra fort en fond sonore toute la nuit (technique très ancienne des forces d'intervention inspirée des plus grands terroristes: les jeunes beaufs).

 

mohamed-merah-photo-cadavre.jpgMerah serait néanmoins mort d'une bien belle manière, jaillissant des chiottes au petit matin, juste après la cagué, en faisant s'évanouir de peur un keuf et se briser une cheville à un autre qui avait oublié de mettre ses escarpins après avoir enfilé son tutu pour entrer dans la piaule chercher de quoi se faire un kawa. Merah se jette ensuite par la fenêtre de son immeuble en continuant de tirer façon Max Payne et se fait tirer en pleine tronche de cake en plein vol (selon les dire des snipos) avant de s'écraser sur le sol … cette scène grandiose n'a malheureusement pas été filmée pour que les forces d'intervention puissent mentir à son sujet et la réinventer plusieurs fois, selon leur bon plaisir (ce qui n'est pas si mal non plus), on laissera quand même planer l'hypothèse, contrairement aux dires des snipers et en s'appuyant plutot sur ce que montre la tof du cadavre, qu'en réalité le petit Momo n'ai pas été shooté dans la gueule en plein vol comme un pigeon d'argile mais en plein sol (la langue du gars a fourchée) sans doute au niveau du "NUS" alors qu'il tirait abondament des rafales de larmes en agonisant comme un dangereux chiard sur le bout de gazon que les types du RAID avaient passé la nuit à maculer de pisse pendant leur barbeuc.

 

On pourrait aussi évoquer la foulitude d'auto-snuffs perpétrés par des fous furieux en manque de créativité ayant recouru à la solution de facilité en se tuant eux même devant la caméra, mais là la liste serait interminable et je ne compte pas faire de pub à ces infâmes "attention whores" ... donc on passera sur cette catégorie à l'intérêt franchement faible.

 

2071411863_1.jpgPour conclure passons sur quelques cas d'autres snuffs plus proches du "vrai" puisqu'ils ont été réalisé avec pez et pour les besoins de la télé et du ciné … encore une fois ces exemples sont à nuancer puisqu'il s'agit d'accidents. Cependant, dans le cas du premier, comme il advint au type le plus suicidaire du PAM (paysage audiovisuel mondial) on peut nettement dire que c'était couru d'avance, voir limite fait exprès, je parle bien entendu de Steve Irwin, le « crocodile hunter » tué par une raie (pas du cul) qui n'apprécia pas des masses ses masturbations intensives. Steve était en effet « branleur d'animaux » professionnel, il se rendait dans la jungle accompagné d'une équipe télé et branlait toutes sortes de bêtes, dont des crocodiles sauvages sur lesquels il se jetait purement et simplement de toute sa grosse masse dodue pour les attraper à bras le corps et leur tripoter d'un air rigolard les bolotchs du bout de ses petits doigts boudinés. Toutes ces bébêtes qu'il avait pris l'habitude, pour la majorité, de faire chier dans son zoo perso, ne comptaient pas les raies qu'il a eu la sottise (comme tout l'monde) de croire inoffensives.

Alors qu'il barbotait de ses petits membres dodues en ayant déjà le chibre en plein durcissement à la vue des raies (et de leurs raies du cul), devant les caméras et sans crier gare (vu qu'elles ne parlent pas) l'une d'elle le poignarda en plein cœur et le petit Steve se mit alors en toute quiétude à passer l'arme à gauche discretos en poussant de petits cris d'otarie alerte (que personne n'entendit puisque tout ça se passait sous l'eau), le tout alors que le cadreur voyant ses gesticulations pensait qu'il faisait une petite blagounette comme à son habitude … oopsie doopsie mother fucker ! TOO BAAAAAAAAAD !!!

 

Brandon_Lee_2.jpgLa séquence snuff suivante n'est autre que celle de « the crow » … le sympathique Brandon Lee, fils de Bruce, tourne ce nanar emblématique des années 90 quand au milieu d'une scène où un gang entier de gus lui vide des chargeurs dessus comme les branleurs vident leurs sacoches en viande dans un gang bang, voilà qu'une bastos réelle l'atteint en plein torax (j'aime bien ce mot). Il tombe à terre raide mort de façon décédée et le film dont c'était heureusement la dernière scène (comme sa vie) fera son succès en partie sur son décès dont parait-il la prise mortelle est celle figurant dans le film (ce dont je doute, mais c'est à vérifier). SI C'EST PAS DU SNUFF çA ! D'autant que ça avait potentiellement été prémédité par un criminel démoniaque, mais on ne le saura jamais.

 

Dernier doux morceau de snuff légendaire mais jamais sorti des studios, c'est dans les années 80 alors que se tourne le film tiré de la série « la 4eme dimension » qu'un accident se produit, un hélicoptère survolant le set se gaufre en beauté et ses pales décapitent le comédien principal et deux chiards qu'il tenait dans ses bras tandis que les gens dans l'engin crèvent dans l'accident … UN PUR MASSACRE sur pelo qui n'a évidemment pas été tiré pour le bonheur des petits et des grands. Une bien sale affaire … et ouais … quand je pense que ça avait été shooté en 35mm … quel gâchis.

 

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                                             Ici un comédien qui avait plus de chances de s'en tirer que les autres.

 

Bref, gageons que l'avenir saura encore nous concoter de bons petits snuffs involontaires et animaliers en attendant qu'un barjo ne se décident à en produire ou ne dévoile au grand jour sa collec.

Publié dans VIE QUOTIDIENNE

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